Vite j’ai 10 minutes devant moi !

Confinement oblige, avec des enfants, et donc une école, une cantine, un centre de loisirs et une crèche à domicile, c’est très compliqué de prendre un petit temps pour écrire. (Aparté à ce sujet : évidemment, ou plutôt ÉVIDEMMENT, depuis un mois je n’ai pas bossé. Je ne vois pas comment on peut travailler ET faire l’instit, l’assistante maternelle, l’infirmière scolaire, la pionne et la dame de cantine en même temps. Bon bah oui, on a tous une limite, et je vous dévoile aujourd’hui la mienne).  Donc bref, je me suis auto-convaincue qu’il ne fallait pas mettre en péril l’ambiance générale de la famille en écrivant, et donc depuis un mois, je ne fais que penser ce que je pense – dommage car évidemment, je pense BEAUCOUP de choses. Mais comme le dit le grand philosophe Arnaud A., « ça fait du bien de dire tout haut ce que l’on pense tout bas », or j’ai 20 minutes devant moi, donc je fonce, même si accessoirement, mon analyse n’intéresse probablement personne… 


Avant toute autre considération, je vous partage cette préoccupation qui, au fond, est largement au-dessus de toutes les autres, car elle n’est ni sanitaire, ni économique, ni politique mais humaine. Elle concerne l’amour, et donc le sens de la vie : dans quel monde vit-on pour interdire aux gens d’aller enterrer les gens qu’ils aiment? Leurs parents, leurs amis, leurs proches de manière générale. Comment peut-on rester docile face à cet ordre qui nous est donné? C’est inuhmain. Quel est le sens de l’amitié, de la famille, de l’amour de manière générale et donc de la vie terrestre si l’on ne peut pas être là pour accompagner nos morts vers… la vie (eh oui !) et entourer nos amis, ceux qui restent, pour les consoler.

Passée cette considération, voilà donc mon analyse :

1) sur le confinement : il était probablement nécessaire (dans une moindre mesure, cf mon préambule) pour ne pas laisser les hôpitaux être engorgés. Il n’aura pas servi à sauver nos vies de quarantenaires ni celles de nos enfants qui statistiquement ne risquent pas grand chose. Simplement éviter la saturation de nos hôpitaux et donner du temps aux scientifiques de trouver des remèdes à nos maux (et aux politiques de trouver des solutions -hydroalcooliques- pour les hôpitaux). C’est  déjà énorme.
Même si sur le plan économique, c’est évident que c’est un désastre. Et que sur le plan psychologique voire psychiatrique, on peut s’attendre au pire. Car qui n’a jamais vécu de confinement, de vrai confinement (=on sort de chez soi le moins possible, soit environ une fois par semaine pour faire des courses) ne peut pas s’imaginer ce que c’est. Il n’y a pas d’empathie possible, d’autant moins qu’il n’y a pas une situation qui ressemble à l’autre. Appartement, maison, jardin, cour, rien, enfants, ado, tout-petit, famille nombreuse, enfant unique, seul ou à plusieurs, jeune adulte, personne âgée, anxieux, joyeux, solitaire, cinéphile ou pas : pas un seul confinement ne ressemble à un autre. Si certains se ressourcent, d’autres  pendant ce temps dépérissent. Le confinement aura donc certainement des conséquences sanitaires graves, probablement plus graves que le COVID19 lui-même.


2) sur le déconfinement : si la prospective à court terme nous permet d’imaginer que dans un mois, l’épidémie sera contenue et donc nos hôpitaux moins débordés, alors très bien, déconfinons-nous! Pour les raisons économiques et psycho-sanitaires citées ci-dessus, il FAUT le faire.

Bien sûr que mes enfants iront à l’école dès qu’elle ouvrira (si mon mari est d’accord, et reconnaissons-le, ce n’est pas évident 😆 va falloir qu’on discute j’ai l’impression), ils s’immuniseront avec plus ou moins de symptômes, ce sera peut-être une sacrée crève bien casse-pied, mais la varicelle aussi c’était casse-pied, et statistiquent peut-être plus risqué que ce satané COVID19 ! On fera attention à ce que les adultes de la famille, nous les quarantaine, soient le moins impactés possible, mais comme on assez nombreux dans le foyer et qu’on n’est pas des hystériques du lavage de mains, on l’attrapera certainement ! Et si on l’attrape, on redoublera de prudence pour ne pas que cela nous mette en péril.

En fait, on fera attention les uns aux autres et on esperera qu’il n’ arrivera rien de grave. Mais on ne pourra jamais empêcher le monde de tourner. Et c’est mieux ainsi. Alors fonçons, non?

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