Vivre méfiants ou confinés?

Un cas covid en maternelle et c’est toute la classe qui est arrêtée. Idem en 5eme, alors qu’élèves et enseignants sont masqués.

Sauf erreur de ma part – et c’est possible que je me trompe car je ne suis pas médecin, les services hospitaliers ne sont pas surchargés, sauf le labo du CHU qui ne peut pas donner de résultats avant au moins 48h, voire 72. Normal puisqu’on teste toutes les personnes, même asymptomatiques, qui ont été en contact avec un covid +. Ça fait du monde…En attendant les résultats, ces « cas contacts » sont en quarantaine. Pas de symptôme, mais pas d’école, pas de travail, pas de vie sociale…pour un test dans 98% des cas négatifs (si j’ai bien compris).

Encore une fois, je ne suis pas médecin, je ne sais pas ce qu’il faut faire. Avec un minimum d’empathie, on se doute que se reconfiner quand personne ne l’est, et qu’on n’a aucun symptôme mais qu’on applique donc le principe de précaution, c’est dur. Mais je crois que je préfère encore qu’on reconfine tous (à l’échelle locale) plutôt qu’on ait des soupçons sur tout le monde.

Difficile d’imaginer une rentrée scolaire normale en septembre dans ces conditions… Pour peu qu’on ait le même protocole pour la grippe, qui elle aussi tue beaucoup chaque hiver, et on sera condamné à « vivre » méfiants ou confinés.

Génération masquée

Je profite d’un petit moment de répit pour vous livrer mon état d’esprit du moment. Evidemment ma réflexion est loin d’être celle d’une intellectuelle, je l’ai déjà dit, je n’ai aucune culture, que du bon sens, encore que le bon sens n’est pas le même chez les uns et chez les autres. Donc soyez indulgents !

Dans mon dernier article, j’écrivais que j’étais fascinée et choquée par le fait que l’on puisse demander aux gens, à cause de l’épidémie de Covid, de ne pas enterrer leur proches ; et réciproquement, je suis toujours traumatisée par le fait qu’on annonce aux êtres pourtant aimés qu’ils vont mourir seuls, laissant ceux qui restent dans une peine immense. Dans cette même lignée, je me demande, depuis que l’on parle déconfinement, dans quel monde nous vivons pour envisager un retour vers une vie normale où finalement rien ne serait normal.

Distanciation d’un mètre entre les gens et masques dans l’espace public, c’est ça le monde de demain? Un monde où l’on ne voit plus ni la peine des gens, ni leur joie? Un monde où l’on ne s’embrasse plus? Un monde où les enfants ne peuvent plus jouer à touche-touche dans la cour, ne peuvent plus courir après une balle pour marquer des buts parce qu’ils risquent de se toucher ? Un monde où l’on ne prend plus sa grand-mère dans ses bras pour lui dire qu’on l’aime? Si cela devait durer un mois, bien sûr tout le monde serait d’accord. Mais on le sait tous : ces règles, si elles sont imposées, le seront pour une longue période. On parle d’automne 2021 au Royaume-Uni, automne 2022 aux Etats-Unis, ce n’est pas éternel (quoique…) mais c’est déjà trop long pour ne pas marquer à vie une génération. A vie, on se méfiera de la dame dans la queue à la caisse, celle qui porte un masque FFP2, elle est malade ou quoi? Je pourrais l’aider à mettre ses courses dans son caddie, mais c’est risqué, non? Vite, fuyons, distance : un mètre ! Sécurité, protection, restons perso. Et les magasins de vêtements, qui y mettra les pieds, si c’est pour ne pas essayer, demander l’avis de la cliente d’à côté ? On désinfectera chaque vêtement après essayage? Autant commander sur Internet et renvoyer si ça ne va pas ! Et la petite discussion avec la boulangère? On oublie, de toute façon, avec son masque qui cache toute son expression, on ne sait pas si elle a envie de causer 3 minutes, et il y a derrière nous une queue de 5 personnes mais/et de 50mètres. Donc tu achètes ta baguette et tu sors.

Je vais faire une énorme généralité, mais je pense que nous, les 30/50 ans, sommes une génération totalement immature, obsédée par le risque 0, incapables d’assumer que nous allons un jour perdre nos parents, incapables d’imaginer que nous allons mourir et prêts à tout pour sauver nos peaux, coûte que coûte. Risque 0. On emmène les enfants à l’école jusqu’au collège, on ne laisse personne à la maison le temps d’acheter une baguette. img_20200423_100540_03744447863627777311.jpgOù est passé le masque de Zorro de notre enfance, celui du courage, celui qui défend le plus faible, celui qui fait rêver les jeunes, celui qui parle avec un muet? Tout pour l’immortel ! Et pourtant, qui de notre génération, n’a pas fait un saut en parachute, ou du deltaplane, ou du ski hors-piste, du bateau pendant une tempête, traverser la rue quand le bonhomme est rouge, boire un verre de trop avant de prendre sa voiture, fumer des clopes (c’est le moment de reprendre les amis hé hé), bref mis notre vie en danger ? Alors pourquoi avoir aussi peur aujourd’hui ? C’est une réalité, nous allons tous mourir un jour. Le plus tard sera évidemment le mieux, mais pas à n’importe quel prix. Je ne suis pas prête à gagner des années d’espérance de vie si c’est pour que cette vie soit sans sourire, sans embrassade, sans réunion de famille à 50 autour d’une galette des rois, sans amour, au fond.

Croyez-moi, je n’ai qu’une peur dans ma vie, c’est celle de mourir, même si j’ai la certitude que mourir n’est que le début du reste de ma vie (éternelle). J’ai peur de mourir. Et je ne serai pas particulièrement épargnée par les ennuis si le Covid arrivait dans mon foyer, dans ma famille.

Mais je ne suis malgré tout pas prête à vivre dans un monde aseptisé et masqué, où l’on ne pourra plus montrer à son prochain qu’on l’aime.

 

Vite j’ai 10 minutes devant moi !

Confinement oblige, avec des enfants, et donc une école, une cantine, un centre de loisirs et une crèche à domicile, c’est très compliqué de prendre un petit temps pour écrire. (Aparté à ce sujet : évidemment, ou plutôt ÉVIDEMMENT, depuis un mois je n’ai pas bossé. Je ne vois pas comment on peut travailler ET faire l’instit, l’assistante maternelle, l’infirmière scolaire, la pionne et la dame de cantine en même temps. Bon bah oui, on a tous une limite, et je vous dévoile aujourd’hui la mienne).  Donc bref, je me suis auto-convaincue qu’il ne fallait pas mettre en péril l’ambiance générale de la famille en écrivant, et donc depuis un mois, je ne fais que penser ce que je pense – dommage car évidemment, je pense BEAUCOUP de choses. Mais comme le dit le grand philosophe Arnaud A., « ça fait du bien de dire tout haut ce que l’on pense tout bas », or j’ai 20 minutes devant moi, donc je fonce, même si accessoirement, mon analyse n’intéresse probablement personne… 


Avant toute autre considération, je vous partage cette préoccupation qui, au fond, est largement au-dessus de toutes les autres, car elle n’est ni sanitaire, ni économique, ni politique mais humaine. Elle concerne l’amour, et donc le sens de la vie : dans quel monde vit-on pour interdire aux gens d’aller enterrer les gens qu’ils aiment? Leurs parents, leurs amis, leurs proches de manière générale. Comment peut-on rester docile face à cet ordre qui nous est donné? C’est inuhmain. Quel est le sens de l’amitié, de la famille, de l’amour de manière générale et donc de la vie terrestre si l’on ne peut pas être là pour accompagner nos morts vers… la vie (eh oui !) et entourer nos amis, ceux qui restent, pour les consoler.

Passée cette considération, voilà donc mon analyse :

1) sur le confinement : il était probablement nécessaire (dans une moindre mesure, cf mon préambule) pour ne pas laisser les hôpitaux être engorgés. Il n’aura pas servi à sauver nos vies de quarantenaires ni celles de nos enfants qui statistiquement ne risquent pas grand chose. Simplement éviter la saturation de nos hôpitaux et donner du temps aux scientifiques de trouver des remèdes à nos maux (et aux politiques de trouver des solutions -hydroalcooliques- pour les hôpitaux). C’est  déjà énorme.
Même si sur le plan économique, c’est évident que c’est un désastre. Et que sur le plan psychologique voire psychiatrique, on peut s’attendre au pire. Car qui n’a jamais vécu de confinement, de vrai confinement (=on sort de chez soi le moins possible, soit environ une fois par semaine pour faire des courses) ne peut pas s’imaginer ce que c’est. Il n’y a pas d’empathie possible, d’autant moins qu’il n’y a pas une situation qui ressemble à l’autre. Appartement, maison, jardin, cour, rien, enfants, ado, tout-petit, famille nombreuse, enfant unique, seul ou à plusieurs, jeune adulte, personne âgée, anxieux, joyeux, solitaire, cinéphile ou pas : pas un seul confinement ne ressemble à un autre. Si certains se ressourcent, d’autres  pendant ce temps dépérissent. Le confinement aura donc certainement des conséquences sanitaires graves, probablement plus graves que le COVID19 lui-même.


2) sur le déconfinement : si la prospective à court terme nous permet d’imaginer que dans un mois, l’épidémie sera contenue et donc nos hôpitaux moins débordés, alors très bien, déconfinons-nous! Pour les raisons économiques et psycho-sanitaires citées ci-dessus, il FAUT le faire.

Bien sûr que mes enfants iront à l’école dès qu’elle ouvrira (si mon mari est d’accord, et reconnaissons-le, ce n’est pas évident 😆 va falloir qu’on discute j’ai l’impression), ils s’immuniseront avec plus ou moins de symptômes, ce sera peut-être une sacrée crève bien casse-pied, mais la varicelle aussi c’était casse-pied, et statistiquent peut-être plus risqué que ce satané COVID19 ! On fera attention à ce que les adultes de la famille, nous les quarantaine, soient le moins impactés possible, mais comme on assez nombreux dans le foyer et qu’on n’est pas des hystériques du lavage de mains, on l’attrapera certainement ! Et si on l’attrape, on redoublera de prudence pour ne pas que cela nous mette en péril.

En fait, on fera attention les uns aux autres et on esperera qu’il n’ arrivera rien de grave. Mais on ne pourra jamais empêcher le monde de tourner. Et c’est mieux ainsi. Alors fonçons, non?

Enfants (dés) enchantés

C’est l’histoire d’un garçon de 10 ans qui fait une blague dans la cour de récré : « A votre avis, de quelle couleur est le frelon asiatique ? Vous donnez votre langue au chat ? Il est jaune. Et le frelon européen est blanc, et le frelon africain est noir. Bonne blague, non?« . Sa mère, excellent public et première fan de son enfant, trouve ça drôle, mais dans la cour de récré les enfants ne rient pas, ils trouvent ça raciste. Oh my god. Pauvres enfants… Les adultes ont définitivement déformé votre sens de l’humour au nom du politiquement correct. Non, petit, ta blague n’est peut-être pas hilarante, mais elle n’est certainement pas raciste. Ou alors les gens ne savent pas ce que le mot raciste signifie.

C’est l’histoire du même enfant qui décore son sapin de Noël. Il pose des boules et des étoiles (les mêmes depuis 10 ans #onlimitelaconsommation). Quand sa mère finit par poser la guirlande électrique qui illumine le sapin de ses mille petites ampoules, il s’écrit : « Maman, il faut enlever cette guirlande, ça gâche de l’électricité ! ». Non mon chou, cette guirlande ne consomme quasiment rien, et au contraire elle ne gâche rien, elle rend l’Avent brillant et gai, elle réchauffe l’atmosphère pluvieuse et l’actualité morose. On va la garder cette guirlande, et tu verras, la planète survivra!

C’est l’histoire du petit frère de ce garçon, qui lui, a 6 ans. Il marche dans la rue avec sa mère et lui dit : « Maman, les gens qui jettent leur bout de cigarettes dans la rue (un mégot en français), on devrait les tuer, ça pollue ! ». Oui, les enfants de 6 ans sont parfois excessifs… Mon chou, si on avait tué les gens qui balançaient leur mégot dans la rue, tu ne serais pas de ce monde (bah oui, tes parents n’ont pas toujours été parfaits 😇 !). Donc on ne va pas les tuer au nom de l’écologie, on va juste leur dire qu’ils pourraient mettre leur mégot (éteint) dans les poubelles.

C’est l’histoire de 3 enfants de 10, 8 et 6 ans qui rentrent de l’école et qui disent à leur mère en mangeant des bons choco BN industriels (des Prince pour être précise, je n’ose pas imaginer l’émission de CO2 que produit une surconsommation quotidienne de choco, mais en tout cas ça participe à faire vivre les ouvriers de LU) : « Maman, tu sais, dans 50 ans on vivra sur une planète complètement pourrie ».

Et moi de leur répondre, atterrée par toute cette culpabilité, qu’on ne va pas passer notre vie à pleurer sur notre sort en attendant la fin du monde. Non, les gars, vous n’êtes pas des gros pollueurs racistes, vous êtes des gars bien, et vous verrez que grâce à vous, votre énergie, votre bonté et votre Espérance, la vie humaine et la Terre seront sauvées.

Et alors que les jeunes adultes pensent à ne pas avoir d’enfant, pas parce que ça les ennuie (après tout, chacun son truc) mais pour sauver la planète et ne pas offrir un monde pourri à leur descendance, je leur souhaite de se marier et d’avoir beaucoup d’enfants. Pour payer ma retraite, tiens 😄😄!

Retraites : Mère en grève

Nos retraites, à nous les mères de famille (pas forcément au foyer, hein, non juste mère de famille !) vont peut-être baisser dans le nouveau système. Calculons : 8 trimestres – 5% de répartition avec ton mec + 9 mois pour ton enfant – 80% du temps, ça fait une baisse de ta retraite de 25 à 40%. Bah oui, c’est mathématique : des congés mat à chaque grossesse, et éventuellement un temps partiel posé dessus, ça fait des cotisations en moins (je n’ose pas imaginer pour les femmes au foyer). Moins de boulot, moins de cotisations, moins de cotisations, moins de retraite. C’est simpliste mais ce n’est pas loin d’être ça. Femmes, mettons nous en grève!!

Je l’avoue, j’ai lu quelques articles sur la retraite et je n’ai pas tout compris.

Est-ce dû à la perte de neurones liée au post-partum – fatigue et bouleversement hormonal ne font pas bon ménage (mais ils vont revenir dans quelques semaines ces neurones, je devrais y voir plus clair)?

Est-ce parce que comme tout parent en vacances ou congé ou en grève d’école et de crèche, je suis sans arrêt coupée dans mes lectures par un biberon, une dispute ou un « Maman, comment on fait les bébés? » – mais je ne plains pas, j’adore ça.

Ou peut-être est-ce tout simplement parce que cette réforme des retraites, qui aurait sûrement pu être simple, est incompréhensible…

En tout cas, moi, comme j’imagine 50% des français (j’ai l’humilité de penser que la moitié des Français est plus intelligente que moi…ou plus bête, c’est selon 😆) bref moi, je n’ai pas bien compris ce qui nous attendait pour nos vieux jours. Nous tous, les Français, mais nous les mères de famille en particulier.

Car d’après ce que j’ai lu partout (sauf dans le macroniste La Croix), les mères de famille et plus particulièrement les mères de familles nombreuses vont y perdre. Je ne parle pas uniquement des mères au foyer, mais vraiment de toutes les mères, quel que soit leur métier.

A partir de ce constat, il y a au moins 2 raisons de nous plaindre.

En premier lieu la régression sociale bien entendu. Je crois que c’est clair : on aura moins de retraite que nos parents, qui doivent être désespérés que nous, leurs enfants, vivions moins « richement » qu’eux .

Ensuite, le contrat a changé en cours de route. Si nous avions su, aurions-nous eu tous ces enfants ? Non mais c’est vrai, d’abord les allocations familiales, maintenant les retraites, c’est quand même exagéré ! Bah oui, c’est bien connu, on les a eus pour avoir plus de droits et de fric, tous ces enfants 😆😆.

Plus sérieusement, est-ce bien normal que celles qui, dans la joie, la bonne humeur et l’amouuuuuuur, ont mis au monde ceux qui paieront nos retraites et produiront notre richesse nationale, soient ainsi punies, alors que nous sommes si « rentables »?

Car grosso modo, d’après ce que j’ai compris de mes lectures, avoir des enfants et continuer à bosser ce n’est peut-être pas rentable pour la femme qui les porte, mais ça l’est largement pour le reste de la société. Non seulement quand elle est en âge de travailler mais aussi d’enfanter, la femme-mère-de-famille coûte moins en salaire aux entreprises que les autres salariés (car, au-delà du fait que les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes, tout le monde le sait : souvent celles d’entre nous qui bossent à 4/5eme font le boulot d’un temps plein payé 80%), mais en plus, une fois qu’elle est vielle et ne peut plus bosser, la femme-mère-de-famille coûte moins en retraite à l’Etat, PARCE QU’ELLE a été arrêtée pour enfanter et PARCE QU’ELLE a travaillé à temps partiel ou a été moins bien payée DONC elle a moins cotisé, et que l’on veut supprimer les cotisations retraite bonus liées à ses grossesses, alors qu’elle a laborieusement fournit la main-d’œuvre pour financer les retraites… des autres…

Grosso modo (bis) : voilà ce que l’on dit aux femmes : merci pour votre contribution, et maintenant démerdez-vous. Vous n’aviez qu’à faire fabriquer vos enfants, mesdames, vous seriez moins dans la merde… Mais c’est insensé !

Et au-delà de la grossesse, les femmes qui travaillent moins ou pas parce qu’elles ont des enfants, ont ce mérite qui n’a pas de prix, de veiller au bon grain pour essayer de fournir tant bien que mal (et parfois mal, nulle n’est parfaite) une main-d’œuvre qualifiée et volontaire – qui cotisera donc et à l’assurance chômage dont on espère qu’elle n’aura pas besoin, et aux retraites de ces messieurs-dames…

A quoi bon nous pondre un ministère de l’égalité homme/femme si c’est pour nous promettre une vieillesse où sans les hommes nous ne pourrons pas vivre décemment ? Car jusqu’à preuve du contraire (et on y revient toujours…), les grossesses et les congés mat’, ce sont les femmes qui s’y collent – car elles accouchent, faut-il le rappeler ?

PS : quand la GPA sera légalisée, les grossesses seront-elles génératrices de cotisations retraite ?

Loi de Bioéthique – En fait Greta a raison !

En fait, Greta a raison. Et en fait je l’envie de pouvoir aller devant nos députés et de se faire applaudir de les engueuler.

Car chers députés, j’ai à mon tour envie de vous engueuler et de vous poser cette question : How dare you?

Comment osez-vous déserter l’hémicycle quand on débat de lois si importantes que la loi bioéthique ?
Comment osez-vous vous plier à une consigne de vote totalement démago et politicienne sur des sujets qui sont si importants ? N’avez vous pas l’obligation de voter selon votre conscience ?
Comment osez-vous faire passer des articles de loi que même le gouvernement ne souhaitait pas faire passer?
Et je repose la question : Comment osez-vous déserter l’hémicycle quand on débat de lois si importantes que la loi bioéthique ? Comment voulez-vous qu’on vous fasse confiance quand on s’aperçoit que l’Assemblée est à moitié vide et que les votes se font comme ça , à la louche, quasiment à la discrétion du Président de l’Assemblée ?

Et sur le fond, je vous le demande à nouveau : how dare you?

Ça ne vous choque pas d’autoriser, sans même en débattre, l’exploitation du corps de femmes (on se gargarise de ne pas l’autoriser en France, mais n’est-ce pas pire, tellement hypocrite, pour des gens de gauche – j’ose tout aujourd’hui – d’autoriser l’exploitation des ventres de femmes étrangères ?
Ça ne vous choque pas d’autoriser, sans même en débattre, la venue au monde de bébés dont les caractéristiques sont choisis sur catalogue ?
Ça ne vous choque pas d’autoriser qu’on puisse payer pour avoir un enfant (parce que je suis encore trop politiquement correcte pour oser dire qu’on achète un enfant mais au fond c’est exactement cela qui se passe)?
Ça ne vous choque pas de permettre à des enfants de venir au monde orphelins d’un père ou d’une mère exprès, volontairement ?

How dare you?

Et quand ma fille m’expliquera dans 20 ans- parce que ÉVIDEMMENT ce sera autorisé ! – qu’elle a trouvé un super moyen de financer ses études, j’aurai sûrement de la haine dans le fond de mon coeur.

How dare you?

C’est probablement ce que des enfants nés de GPA (pour tous) et de PMA sans père ou sans mère nous diront, à nous, cette génération de l’individualisme à outrance.

Quel monde de fous.

Lubrisol – Drôle d’ambiance à Rouen

Drôle d’ambiance à Rouen depuis 4 jours. Tout le monde est méfiant.

Les plus rationnels tentent de ne pas tomber dans la psychose – mais quand ça sent mauvais et qu’il y a une fumée épaisse qui vient de la combustion de produits chimiques, on peut légitimement se poser quelques questions sur la non-toxicité de l’air sans se dire qu’on est totalement parano.

Les plus suspicieux voient le mal partout et sont persuadés qu’on nous ment.

A priori, nous n’avons aucune raison de ne pas croire ce qui nous est dit. Je ne peux pas imaginer que l’eau soit impropre à la consommation et qu’on nous dise qu’elle est potable. Ni que les écoles sont fréquentables si ce n’est pas le cas. On demande la démission du préfet, mais au fond, à quel titre ? Pourquoi ses analyses seraient-elles truquées ? Si je n’avais qu’un seul reproche à faire, ce serait sur la communication et la marche à tenir (confinement, écoles fermées…) la mairie aurait pu envoyer des sms plus tôt dans la journée. Pas de quoi non plus ruer dans les brancards.

Finalement ce qui nous arrive est symptomatique de notre époque : les gens ne font plus confiance. Ni aux gouvernants, ni aux media. Quoi qu’on nous dise, personne n’y croit… C’est triste mais c’est certainement la conséquence d’un demi-siècle de politique politicienne où le seul objectif est d’être réélu, et d’une forme de manipulation de l’information où les média ne relaient que ce qu’ils veulent et comme il le veulent.

Ça tue la confiance, c’est évident.

Greta… grrrrrr !

Je suis fascinée par la patience dont font preuve les dirigeants de ce monde devant Greta.

On les admire ou on les déteste, c’est selon. Ils gèrent cependant tant bien que mal des situations complexes dans leurs pays (chômage, éducation, retraites, pauvreté, corruption, j’en passe… – et écologie bien sûr), à leurs frontières avec des flux migratoires compliqués, des situations géopolitiques, économiques et financières qui dépassent 98% des gens (mais peut être pas Greta, j’imagine)… Et ils se font engueuler comme du poisson pourri comme s’ils avaient 5 ans 1/2?

Je ne sais pas ce qu’il y a de plus humiliant : se prendre une petite fessée par sa maman dans un supermarché parce qu’on fait une colère, ou se prendre une engueulade collective par une ado à l’ONU ou à l’Assemblée nationale alors qu’on se casse à essayer de trouver des solutions aux problèmes de ce monde…

En tout cas, c’est incroyable mais vrai, on risque plus d’emmerdes à mettre une petite fessée !! 🤔

On marche sur la tête non?

Hé les hommes, REVEILLEZ-VOUS!

Si je ne suis pas une championne des réseaux sociaux et encore moins des réseaux vidéo, mon mari l’est pour deux et me partage parfois des pépites. Celle que je vous dévoile – si vous ne la connaissez pas déjà – est tout juste hallucinante, et je ne comprends pas pourquoi les hommes ne sont pas dans la rue en train de manifester en montrant leur torse au nom du masculinisme (c’est-à-dire le féminisme au masculin. Il y a peut-être un autre mot pour dire cela).
Désolée, je ne sais pas intégrer un tweet dans un article, il faut cliquer sur le lien pour voir la vidéo. Jean-Louis Touraine (LaREM) : « Il n’y a pas de droit de l’enfant à avoir un père. »
Et pour ceux qui n’auraient pas de son sur leur ordi de boulot, petite explication de texte : Jean-Louis Touraine, député LREM et rapporteur du texte de loi sur la PMA explique pendant 1min50 qu’il n’y a pas de droit de l’enfant à avoir un père, ça n’est inscrit nulle part.

Est-ce le mail que mon père a envoyé à ses enfants hier et qui m’a émue aux larmes, ou la joie que j’ai vue dans le regard de mes frères (28 à 42 ans, ce ne sont plus des bébés pourtant!) ou de mes enfants (garçons, 4 à 10 ans) quand ils ont passé une journée sur un bateau ou dans la forêt avec leur père, la fierté de mon fiston quand son père l’a regardé jouer au hockey pendant une heure, l’excitation de ma fille quand elle entend son vélo rouler sur les graviers de la cour, ou au contraire la douleur ressentie par mon mari et ses frères et soeur, « abandonnés » par leur père à un âge pourtant avancé (entre 20 et 30 ans), toutes ces émotions qui nous construisent avec nos joies, nos peines, nos blessures et nos richesses, bref est-ce cela qui me fait penser que bien entendu, chaque enfant a le droit à un père?

Ou est-ce plus simplement la question récurrente de mes enfants – et qui ne sont probablement pas les seuls à se poser – qui connaissent maintenant la réponse, mais qui ne peuvent pas s’empêcher de la reposer, parce que probablement (mais je ne suis pas psy) ils ont besoin de savoir d’où ils viennent : « Non mais en vrai, comment on fait les bébés? Et la graine du papa, comment elle rencontre celle de la maman? ». Et à chaque fois, la réponse attendue ne peut être évasive : ils veulent savoir. Alors on peut rentrer dans le détail, expliquer la PMA, la FIV ou l’union des corps, bref, tout est explicable, quelle que soit la technique utilisée. Mais on ne peut pas nier qu’à un moment la graine du papa rencontre l’oeuf de la maman.

Les enfants n’ont pas simplement un droit à avoir un père. C’est encore plus simple que cela : il n’y a pas de vie sans père. Debout les gars, réveillez-vous !!

Rester en short toute l’année : 4 avantages, 2 inconvénients et une supposition

Quand il y a 5 ans notre fils aîné, alors en moyenne section de maternelle (4,5 ans grosso modo) a décrété qu’il ne pouvait plus porter de pantalon parce que ça le grattait, on lui a répondu qu’on ne pouvait malheureusement pas se promener à poil ou en slip dans la

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rue, surtout en plein hiver. Plus fin que nous, il a sorti ses bermudas – que l’on appelle communément short dans notre famille – et n’a pas vu l’ombre d’un problème à les porter à longueur d’année.

Au début ça nous fait bizarre, mais on s’y est fait très vite. Parce que c’est objectivement génial.

1) plus de trous dans les pantalons. Oui, c’est vrai, du sparadrap sur les genoux mais c’est plus facile à mettre que de raccommoder un pantalon. Et moins cher que de racheter un pantalon.

2) plus de garde robe à changer en hiver. Ahhhhhh et pour les phobiques du linge comme moi, ce n’est pas DU TOUT un détail.

3) c’est sympa parce qu’un short dure environ une année, et franchement à la fin de

short et aorès ski

En cas de grand froid, le short se porte très bien avec des après-ski :o))

l’année, je ne peux même pas les donner à Emmaüs, je les jette directement à la poubelle. Donc on ne se refile pas les shorts, chaque enfant a des fringues neuves. Ah, enfin un peu d’intimité, on se partage les caleçons mais PAS LES SHORTS. Quelle joie de ne pas récupérer les fringues des autres, génial.

4) remarque profonde : porter des shorts toute l’année c’est une belle façon de s’affirmer ! Combien de gens font des réflexions (cf point suivant) malgré lesquelles les gars restent fidèles à leur short! C’est d’ailleurs un très bon moyen de mettre fin à une conversation désagréable quand on se balade, qu’il fait un froid polaire, que tout le monde gèle même ceux en combinaison de ski, et qu’un des kids chouine en disant qu’il a froid. Je lui dis toujours « Mets un pantalon mon vieux ! » Et il répond fier comme Artagan: « Ah ça, jamais! »

4 énormes avantages donc, et on arrive au point suivant : les inconvénients.

1) Le problème du short, c’est donc que les gens ont TOUS un avis sur la question. Je ne parle pas des amis ou de la famille (dédicace à mon frère C.) qui aiment mes enfants et donc font des remarques bienveillantes. Mais je parle des gens dans la rue qui nous demandent tout le temps « mais ils n’ont pas froid comme ça ? ». Les autres remarques sont plutôt sympas « oh tu as vu, il a les jambes nues! ». Mais « ils n’ont pas froid comme ça? » c’est désagréable. Comme si on faisait exprès de laisser nos enfants se peler les fesses ! Et qu’après on leur donnait une bonne fessée sur des fesses gelées….non mais ils nous prennent pour qui ? Des fessées oui, mais pas dans ces conditions ! Si les enfants portent des shorts, c’est qu’ils en ont envie, nous ne les forçons pas, qu’on se le dise !

2) pour les fashionistas, le short est rabat joie. D’abord c’est presque toujours la même chose, parce qu’au fond un short reste un short. Ensuite il ne s’en vend pas à longueur d’année, donc il ne faut pas rater le coche de l’été et éventuellement en acheter en réserve pour l’année (sauf si on reprend le point 3 des avantages auquel cas 3 shorts / an et par enfant suffisent).

Je vois dans votre regard que vous hésitez encore un peu à passer vos enfants en short. Dernier argument ? Ok mais celui-ci n’est pas rationnel, c’est une supposition, donc je ne garantis rien : avec leurs jambes nues et imberbes, nos enfants ne sont jamais malades (n’en déplaise aux gens du point 4). Pas une journée d’école séchée par an pour rhume ou angine ou otite. Rien. Comme si être à moitié nus les immunisait…

Alors, convaincus ?