Enfants (dés) enchantés

C’est l’histoire d’un garçon de 10 ans qui fait une blague dans la cour de récré : « A votre avis, de quelle couleur est le frelon asiatique ? Vous donnez votre langue au chat ? Il est jaune. Et le frelon européen est blanc, et le frelon africain est noir. Bonne blague, non?« . Sa mère, excellent public et première fan de son enfant, trouve ça drôle, mais dans la cour de récré les enfants ne rient pas, ils trouvent ça raciste. Oh my god. Pauvres enfants… Les adultes ont définitivement déformé votre sens de l’humour au nom du politiquement correct. Non, petit, ta blague n’est peut-être pas hilarante, mais elle n’est certainement pas raciste. Ou alors les gens ne savent pas ce que le mot raciste signifie.

C’est l’histoire du même enfant qui décore son sapin de Noël. Il pose des boules et des étoiles (les mêmes depuis 10 ans #onlimitelaconsommation). Quand sa mère finit par poser la guirlande électrique qui illumine le sapin de ses mille petites ampoules, il s’écrit : « Maman, il faut enlever cette guirlande, ça gâche de l’électricité ! ». Non mon chou, cette guirlande ne consomme quasiment rien, et au contraire elle ne gâche rien, elle rend l’Avent brillant et gai, elle réchauffe l’atmosphère pluvieuse et l’actualité morose. On va la garder cette guirlande, et tu verras, la planète survivra!

C’est l’histoire du petit frère de ce garçon, qui lui, a 6 ans. Il marche dans la rue avec sa mère et lui dit : « Maman, les gens qui jettent leur bout de cigarettes dans la rue (un mégot en français), on devrait les tuer, ça pollue ! ». Oui, les enfants de 6 ans sont parfois excessifs… Mon chou, si on avait tué les gens qui balançaient leur mégot dans la rue, tu ne serais pas de ce monde (bah oui, tes parents n’ont pas toujours été parfaits 😇 !). Donc on ne va pas les tuer au nom de l’écologie, on va juste leur dire qu’ils pourraient mettre leur mégot (éteint) dans les poubelles.

C’est l’histoire de 3 enfants de 10, 8 et 6 ans qui rentrent de l’école et qui disent à leur mère en mangeant des bons choco BN industriels (des Prince pour être précise, je n’ose pas imaginer l’émission de CO2 que produit une surconsommation quotidienne de choco, mais en tout cas ça participe à faire vivre les ouvriers de LU) : « Maman, tu sais, dans 50 ans on vivra sur une planète complètement pourrie ».

Et moi de leur répondre, atterrée par toute cette culpabilité, qu’on ne va pas passer notre vie à pleurer sur notre sort en attendant la fin du monde. Non, les gars, vous n’êtes pas des gros pollueurs racistes, vous êtes des gars bien, et vous verrez que grâce à vous, votre énergie, votre bonté et votre Espérance, la vie humaine et la Terre seront sauvées.

Et alors que les jeunes adultes pensent à ne pas avoir d’enfant, pas parce que ça les ennuie (après tout, chacun son truc) mais pour sauver la planète et ne pas offrir un monde pourri à leur descendance, je leur souhaite de se marier et d’avoir beaucoup d’enfants. Pour payer ma retraite, tiens 😄😄!

Retraites : Mère en grève

Nos retraites, à nous les mères de famille (pas forcément au foyer, hein, non juste mère de famille !) vont peut-être baisser dans le nouveau système. Calculons : 8 trimestres – 5% de répartition avec ton mec + 9 mois pour ton enfant – 80% du temps, ça fait une baisse de ta retraite de 25 à 40%. Bah oui, c’est mathématique : des congés mat à chaque grossesse, et éventuellement un temps partiel posé dessus, ça fait des cotisations en moins (je n’ose pas imaginer pour les femmes au foyer). Moins de boulot, moins de cotisations, moins de cotisations, moins de retraite. C’est simpliste mais ce n’est pas loin d’être ça. Femmes, mettons nous en grève!!

Je l’avoue, j’ai lu quelques articles sur la retraite et je n’ai pas tout compris.

Est-ce dû à la perte de neurones liée au post-partum – fatigue et bouleversement hormonal ne font pas bon ménage (mais ils vont revenir dans quelques semaines ces neurones, je devrais y voir plus clair)?

Est-ce parce que comme tout parent en vacances ou congé ou en grève d’école et de crèche, je suis sans arrêt coupée dans mes lectures par un biberon, une dispute ou un « Maman, comment on fait les bébés? » – mais je ne plains pas, j’adore ça.

Ou peut-être est-ce tout simplement parce que cette réforme des retraites, qui aurait sûrement pu être simple, est incompréhensible…

En tout cas, moi, comme j’imagine 50% des français (j’ai l’humilité de penser que la moitié des Français est plus intelligente que moi…ou plus bête, c’est selon 😆) bref moi, je n’ai pas bien compris ce qui nous attendait pour nos vieux jours. Nous tous, les Français, mais nous les mères de famille en particulier.

Car d’après ce que j’ai lu partout (sauf dans le macroniste La Croix), les mères de famille et plus particulièrement les mères de familles nombreuses vont y perdre. Je ne parle pas uniquement des mères au foyer, mais vraiment de toutes les mères, quel que soit leur métier.

A partir de ce constat, il y a au moins 2 raisons de nous plaindre.

En premier lieu la régression sociale bien entendu. Je crois que c’est clair : on aura moins de retraite que nos parents, qui doivent être désespérés que nous, leurs enfants, vivions moins « richement » qu’eux .

Ensuite, le contrat a changé en cours de route. Si nous avions su, aurions-nous eu tous ces enfants ? Non mais c’est vrai, d’abord les allocations familiales, maintenant les retraites, c’est quand même exagéré ! Bah oui, c’est bien connu, on les a eus pour avoir plus de droits et de fric, tous ces enfants 😆😆.

Plus sérieusement, est-ce bien normal que celles qui, dans la joie, la bonne humeur et l’amouuuuuuur, ont mis au monde ceux qui paieront nos retraites et produiront notre richesse nationale, soient ainsi punies, alors que nous sommes si « rentables »?

Car grosso modo, d’après ce que j’ai compris de mes lectures, avoir des enfants et continuer à bosser ce n’est peut-être pas rentable pour la femme qui les porte, mais ça l’est largement pour le reste de la société. Non seulement quand elle est en âge de travailler mais aussi d’enfanter, la femme-mère-de-famille coûte moins en salaire aux entreprises que les autres salariés (car, au-delà du fait que les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes, tout le monde le sait : souvent celles d’entre nous qui bossent à 4/5eme font le boulot d’un temps plein payé 80%), mais en plus, une fois qu’elle est vielle et ne peut plus bosser, la femme-mère-de-famille coûte moins en retraite à l’Etat, PARCE QU’ELLE a été arrêtée pour enfanter et PARCE QU’ELLE a travaillé à temps partiel ou a été moins bien payée DONC elle a moins cotisé, et que l’on veut supprimer les cotisations retraite bonus liées à ses grossesses, alors qu’elle a laborieusement fournit la main-d’œuvre pour financer les retraites… des autres…

Grosso modo (bis) : voilà ce que l’on dit aux femmes : merci pour votre contribution, et maintenant démerdez-vous. Vous n’aviez qu’à faire fabriquer vos enfants, mesdames, vous seriez moins dans la merde… Mais c’est insensé !

Et au-delà de la grossesse, les femmes qui travaillent moins ou pas parce qu’elles ont des enfants, ont ce mérite qui n’a pas de prix, de veiller au bon grain pour essayer de fournir tant bien que mal (et parfois mal, nulle n’est parfaite) une main-d’œuvre qualifiée et volontaire – qui cotisera donc et à l’assurance chômage dont on espère qu’elle n’aura pas besoin, et aux retraites de ces messieurs-dames…

A quoi bon nous pondre un ministère de l’égalité homme/femme si c’est pour nous promettre une vieillesse où sans les hommes nous ne pourrons pas vivre décemment ? Car jusqu’à preuve du contraire (et on y revient toujours…), les grossesses et les congés mat’, ce sont les femmes qui s’y collent – car elles accouchent, faut-il le rappeler ?

PS : quand la GPA sera légalisée, les grossesses seront-elles génératrices de cotisations retraite ?

Loi de Bioéthique – En fait Greta a raison !

En fait, Greta a raison. Et en fait je l’envie de pouvoir aller devant nos députés et de se faire applaudir de les engueuler.

Car chers députés, j’ai à mon tour envie de vous engueuler et de vous poser cette question : How dare you?

Comment osez-vous déserter l’hémicycle quand on débat de lois si importantes que la loi bioéthique ?
Comment osez-vous vous plier à une consigne de vote totalement démago et politicienne sur des sujets qui sont si importants ? N’avez vous pas l’obligation de voter selon votre conscience ?
Comment osez-vous faire passer des articles de loi que même le gouvernement ne souhaitait pas faire passer?
Et je repose la question : Comment osez-vous déserter l’hémicycle quand on débat de lois si importantes que la loi bioéthique ? Comment voulez-vous qu’on vous fasse confiance quand on s’aperçoit que l’Assemblée est à moitié vide et que les votes se font comme ça , à la louche, quasiment à la discrétion du Président de l’Assemblée ?

Et sur le fond, je vous le demande à nouveau : how dare you?

Ça ne vous choque pas d’autoriser, sans même en débattre, l’exploitation du corps de femmes (on se gargarise de ne pas l’autoriser en France, mais n’est-ce pas pire, tellement hypocrite, pour des gens de gauche – j’ose tout aujourd’hui – d’autoriser l’exploitation des ventres de femmes étrangères ?
Ça ne vous choque pas d’autoriser, sans même en débattre, la venue au monde de bébés dont les caractéristiques sont choisis sur catalogue ?
Ça ne vous choque pas d’autoriser qu’on puisse payer pour avoir un enfant (parce que je suis encore trop politiquement correcte pour oser dire qu’on achète un enfant mais au fond c’est exactement cela qui se passe)?
Ça ne vous choque pas de permettre à des enfants de venir au monde orphelins d’un père ou d’une mère exprès, volontairement ?

How dare you?

Et quand ma fille m’expliquera dans 20 ans- parce que ÉVIDEMMENT ce sera autorisé ! – qu’elle a trouvé un super moyen de financer ses études, j’aurai sûrement de la haine dans le fond de mon coeur.

How dare you?

C’est probablement ce que des enfants nés de GPA (pour tous) et de PMA sans père ou sans mère nous diront, à nous, cette génération de l’individualisme à outrance.

Quel monde de fous.

Lubrisol – Drôle d’ambiance à Rouen

Drôle d’ambiance à Rouen depuis 4 jours. Tout le monde est méfiant.

Les plus rationnels tentent de ne pas tomber dans la psychose – mais quand ça sent mauvais et qu’il y a une fumée épaisse qui vient de la combustion de produits chimiques, on peut légitimement se poser quelques questions sur la non-toxicité de l’air sans se dire qu’on est totalement parano.

Les plus suspicieux voient le mal partout et sont persuadés qu’on nous ment.

A priori, nous n’avons aucune raison de ne pas croire ce qui nous est dit. Je ne peux pas imaginer que l’eau soit impropre à la consommation et qu’on nous dise qu’elle est potable. Ni que les écoles sont fréquentables si ce n’est pas le cas. On demande la démission du préfet, mais au fond, à quel titre ? Pourquoi ses analyses seraient-elles truquées ? Si je n’avais qu’un seul reproche à faire, ce serait sur la communication et la marche à tenir (confinement, écoles fermées…) la mairie aurait pu envoyer des sms plus tôt dans la journée. Pas de quoi non plus ruer dans les brancards.

Finalement ce qui nous arrive est symptomatique de notre époque : les gens ne font plus confiance. Ni aux gouvernants, ni aux media. Quoi qu’on nous dise, personne n’y croit… C’est triste mais c’est certainement la conséquence d’un demi-siècle de politique politicienne où le seul objectif est d’être réélu, et d’une forme de manipulation de l’information où les média ne relaient que ce qu’ils veulent et comme il le veulent.

Ça tue la confiance, c’est évident.

Greta… grrrrrr !

Je suis fascinée par la patience dont font preuve les dirigeants de ce monde devant Greta.

On les admire ou on les déteste, c’est selon. Ils gèrent cependant tant bien que mal des situations complexes dans leurs pays (chômage, éducation, retraites, pauvreté, corruption, j’en passe… – et écologie bien sûr), à leurs frontières avec des flux migratoires compliqués, des situations géopolitiques, économiques et financières qui dépassent 98% des gens (mais peut être pas Greta, j’imagine)… Et ils se font engueuler comme du poisson pourri comme s’ils avaient 5 ans 1/2?

Je ne sais pas ce qu’il y a de plus humiliant : se prendre une petite fessée par sa maman dans un supermarché parce qu’on fait une colère, ou se prendre une engueulade collective par une ado à l’ONU ou à l’Assemblée nationale alors qu’on se casse à essayer de trouver des solutions aux problèmes de ce monde…

En tout cas, c’est incroyable mais vrai, on risque plus d’emmerdes à mettre une petite fessée !! 🤔

On marche sur la tête non?

Hé les hommes, REVEILLEZ-VOUS!

Si je ne suis pas une championne des réseaux sociaux et encore moins des réseaux vidéo, mon mari l’est pour deux et me partage parfois des pépites. Celle que je vous dévoile  – si vous ne la connaissez pas déjà – est tout juste hallucinante, et je ne comprends pas pourquoi les hommes ne sont pas dans la rue en train de manifester en montrant leur torse au nom du masculinisme (c’est-à-dire le féminisme au masculin. Il y a peut-être un autre mot pour dire cela).

Désolée, je ne sais pas intégrer un tweet dans un article, il faut cliquer sur le lien pour voir la vidéo. Jean-Louis Touraine (LaREM) : « Il n’y a pas de droit de l’enfant à avoir un père. »

Et pour ceux qui n’auraient pas de son sur leur ordi de boulot, petite explication de texte :  Jean-Louis Touraine, député LREM et rapporteur du texte de loi sur la PMA explique pendant 1min50 qu’il n’y a pas de droit de l’enfant à avoir un père, ça n’est inscrit nulle part.

Est-ce le mail que mon père a envoyé à ses enfants hier et qui m’a émue au larmes, ou la joie que j’ai vu dans le regard de mes frères (28 à 42 ans, ce ne sont plus des bébés pourtant!) ou de mes enfants (garçons, 4 à 10 ans) quand ils ont passé une journée sur un bateau ou dans la forêt avec leur père, la fierté de mon fiston quand son père l’a regardé joué au hockey pendant une heure, l’excitation de ma fille quand elle entend son vélo rouler sur les graviers de la cour, ou au contraire la douleur ressentie par mon mari et ses frères et soeur, « abandonnés » par leur père à un âge pourtant avancé (entre 20 et 30 ans), toutes ces émotions qui nous construisent avec nos joies, nos peines, nos blessures et nos richesses, bref est-ce cela qui me fait penser que bien entendu chaque enfant a le droit à un père?

Ou est-ce plus simplement la question récurrente de mes enfants – et qui ne sont probablement pas les seuls à se poser – qui connaissent maintenant la réponse, mais qui ne peuvent pas s’empêcher de la reposer, parce que probablement (mais je ne suis pas psy) ils ont besoin de savoir d’où ils viennent : « Non mais en vrai, comment on fait les bébés? Et la graine du papa, comment elle rencontre celle de la maman? ». Et à chaque fois, la réponse attendue ne peut être évasive : ils veulent savoir. Alors on peut rentrer dans le détail, expliquer la PMA, la FIV ou l’union des corps, bref, tout est explicable, quelle que soit la technique utilisée. Mais on ne peut pas nier qu’à un moment la graine du papa rencontre l’oeuf de la maman.

Les enfants n’ont pas simplement un droit à avoir un père. C’est encore plus simple que cela : il n’y a pas de vie sans père. Debout les gars, réveillez-vous !!

Sèche-linge en panne ou comment se faire rattraper par la Complainte du Progrès (Boris Vian, 1956)

Il s’est passé quelque chose dans ma vie la semaine dernière que je n’ose à peine raconter à l’heure où la parité et l’égalité homme/femme semblent être LE combat à ne pas manquer (mais pas le mien, j’en conviens). Jamais ô grand jamais je n’aurais pensé être troublée par un événement aussi insignifiant dans une vie…

La suite sur  Maman Vogue http://www.mamanvogue.fr/seche-linge-en-panne-ou-comment-se-faire-rattraper-par-la-complainte-du-progres-boris-vian-1956/