Loi de Bioéthique – En fait Greta a raison !

En fait, Greta a raison. Et en fait je l’envie de pouvoir aller devant nos députés et de se faire applaudir de les engueuler.

Car chers députés, j’ai à mon tour envie de vous engueuler et de vous poser cette question : How dare you?

Comment osez-vous déserter l’hémicycle quand on débat de lois si importantes que la loi bioéthique ?
Comment osez-vous vous plier à une consigne de vote totalement démago et politicienne sur des sujets qui sont si importants ? N’avez vous pas l’obligation de voter selon votre conscience ?
Comment osez-vous faire passer des articles de loi que même le gouvernement ne souhaitait pas faire passer?
Et je repose la question : Comment osez-vous déserter l’hémicycle quand on débat de lois si importantes que la loi bioéthique ? Comment voulez-vous qu’on vous fasse confiance quand on s’aperçoit que l’Assemblée est à moitié vide et que les votes se font comme ça , à la louche, quasiment à la discrétion du Président de l’Assemblée ?

Et sur le fond, je vous le demande à nouveau : how dare you?

Ça ne vous choque pas d’autoriser, sans même en débattre, l’exploitation du corps de femmes (on se gargarise de ne pas l’autoriser en France, mais n’est-ce pas pire, tellement hypocrite, pour des gens de gauche – j’ose tout aujourd’hui – d’autoriser l’exploitation des ventres de femmes étrangères ?
Ça ne vous choque pas d’autoriser, sans même en débattre, la venue au monde de bébés dont les caractéristiques sont choisis sur catalogue ?
Ça ne vous choque pas d’autoriser qu’on puisse payer pour avoir un enfant (parce que je suis encore trop politiquement correcte pour oser dire qu’on achète un enfant mais au fond c’est exactement cela qui se passe)?
Ça ne vous choque pas de permettre à des enfants de venir au monde orphelins d’un père ou d’une mère exprès, volontairement ?

How dare you?

Et quand ma fille m’expliquera dans 20 ans- parce que ÉVIDEMMENT ce sera autorisé ! – qu’elle a trouvé un super moyen de financer ses études, j’aurai sûrement de la haine dans le fond de mon coeur.

How dare you?

C’est probablement ce que des enfants nés de GPA (pour tous) et de PMA sans père ou sans mère nous diront, à nous, cette génération de l’individualisme à outrance.

Quel monde de fous.

Lubrisol – Drôle d’ambiance à Rouen

Drôle d’ambiance à Rouen depuis 4 jours. Tout le monde est méfiant.

Les plus rationnels tentent de ne pas tomber dans la psychose – mais quand ça sent mauvais et qu’il y a une fumée épaisse qui vient de la combustion de produits chimiques, on peut légitimement se poser quelques questions sur la non-toxicité de l’air sans se dire qu’on est totalement parano.

Les plus suspicieux voient le mal partout et sont persuadés qu’on nous ment.

A priori, nous n’avons aucune raison de ne pas croire ce qui nous est dit. Je ne peux pas imaginer que l’eau soit impropre à la consommation et qu’on nous dise qu’elle est potable. Ni que les écoles sont fréquentables si ce n’est pas le cas. On demande la démission du préfet, mais au fond, à quel titre ? Pourquoi ses analyses seraient-elles truquées ? Si je n’avais qu’un seul reproche à faire, ce serait sur la communication et la marche à tenir (confinement, écoles fermées…) la mairie aurait pu envoyer des sms plus tôt dans la journée. Pas de quoi non plus ruer dans les brancards.

Finalement ce qui nous arrive est symptomatique de notre époque : les gens ne font plus confiance. Ni aux gouvernants, ni aux media. Quoi qu’on nous dise, personne n’y croit… C’est triste mais c’est certainement la conséquence d’un demi-siècle de politique politicienne où le seul objectif est d’être réélu, et d’une forme de manipulation de l’information où les média ne relaient que ce qu’ils veulent et comme il le veulent.

Ça tue la confiance, c’est évident.

Greta… grrrrrr !

Je suis fascinée par la patience dont font preuve les dirigeants de ce monde devant Greta.

On les admire ou on les déteste, c’est selon. Ils gèrent cependant tant bien que mal des situations complexes dans leurs pays (chômage, éducation, retraites, pauvreté, corruption, j’en passe… – et écologie bien sûr), à leurs frontières avec des flux migratoires compliqués, des situations géopolitiques, économiques et financières qui dépassent 98% des gens (mais peut être pas Greta, j’imagine)… Et ils se font engueuler comme du poisson pourri comme s’ils avaient 5 ans 1/2?

Je ne sais pas ce qu’il y a de plus humiliant : se prendre une petite fessée par sa maman dans un supermarché parce qu’on fait une colère, ou se prendre une engueulade collective par une ado à l’ONU ou à l’Assemblée nationale alors qu’on se casse à essayer de trouver des solutions aux problèmes de ce monde…

En tout cas, c’est incroyable mais vrai, on risque plus d’emmerdes à mettre une petite fessée !! 🤔

On marche sur la tête non?

Hé les hommes, REVEILLEZ-VOUS!

Si je ne suis pas une championne des réseaux sociaux et encore moins des réseaux vidéo, mon mari l’est pour deux et me partage parfois des pépites. Celle que je vous dévoile  – si vous ne la connaissez pas déjà – est tout juste hallucinante, et je ne comprends pas pourquoi les hommes ne sont pas dans la rue en train de manifester en montrant leur torse au nom du masculinisme (c’est-à-dire le féminisme au masculin. Il y a peut-être un autre mot pour dire cela).

Désolée, je ne sais pas intégrer un tweet dans un article, il faut cliquer sur le lien pour voir la vidéo. Jean-Louis Touraine (LaREM) : « Il n’y a pas de droit de l’enfant à avoir un père. »

Et pour ceux qui n’auraient pas de son sur leur ordi de boulot, petite explication de texte :  Jean-Louis Touraine, député LREM et rapporteur du texte de loi sur la PMA explique pendant 1min50 qu’il n’y a pas de droit de l’enfant à avoir un père, ça n’est inscrit nulle part.

Est-ce le mail que mon père a envoyé à ses enfants hier et qui m’a émue au larmes, ou la joie que j’ai vu dans le regard de mes frères (28 à 42 ans, ce ne sont plus des bébés pourtant!) ou de mes enfants (garçons, 4 à 10 ans) quand ils ont passé une journée sur un bateau ou dans la forêt avec leur père, la fierté de mon fiston quand son père l’a regardé joué au hockey pendant une heure, l’excitation de ma fille quand elle entend son vélo rouler sur les graviers de la cour, ou au contraire la douleur ressentie par mon mari et ses frères et soeur, « abandonnés » par leur père à un âge pourtant avancé (entre 20 et 30 ans), toutes ces émotions qui nous construisent avec nos joies, nos peines, nos blessures et nos richesses, bref est-ce cela qui me fait penser que bien entendu chaque enfant a le droit à un père?

Ou est-ce plus simplement la question récurrente de mes enfants – et qui ne sont probablement pas les seuls à se poser – qui connaissent maintenant la réponse, mais qui ne peuvent pas s’empêcher de la reposer, parce que probablement (mais je ne suis pas psy) ils ont besoin de savoir d’où ils viennent : « Non mais en vrai, comment on fait les bébés? Et la graine du papa, comment elle rencontre celle de la maman? ». Et à chaque fois, la réponse attendue ne peut être évasive : ils veulent savoir. Alors on peut rentrer dans le détail, expliquer la PMA, la FIV ou l’union des corps, bref, tout est explicable, quelle que soit la technique utilisée. Mais on ne peut pas nier qu’à un moment la graine du papa rencontre l’oeuf de la maman.

Les enfants n’ont pas simplement un droit à avoir un père. C’est encore plus simple que cela : il n’y a pas de vie sans père. Debout les gars, réveillez-vous !!

Sèche-linge en panne ou comment se faire rattraper par la Complainte du Progrès (Boris Vian, 1956)

Il s’est passé quelque chose dans ma vie la semaine dernière que je n’ose à peine raconter à l’heure où la parité et l’égalité homme/femme semblent être LE combat à ne pas manquer (mais pas le mien, j’en conviens). Jamais ô grand jamais je n’aurais pensé être troublée par un événement aussi insignifiant dans une vie…

La suite sur  Maman Vogue http://www.mamanvogue.fr/seche-linge-en-panne-ou-comment-se-faire-rattraper-par-la-complainte-du-progres-boris-vian-1956/

Nos enfants sont-ils réellement plus « hyper » quelque chose que nous ?

Ils le sont tous, les enfants d’aujourd’hui. Précoces, hyperactifs, hypersensibles… il n’existe pas une fratrie aujourd’hui où l’un des enfants n’est pas hypermachin ou hypertrucmuche. Sans remettre en cause les compétences des psychologues à qui l’on vient présenter des enfants à problèmes, ces diagnostics posent parfois question… Les enfants du XXIème siècle sont-ils réellement plus « hyper » que nous ? Plus précoces aussi ? Et si c’était vraiment le cas, soit, mais que fait-on de ce constat ?

La suite sur Maman Vogue : http://www.mamanvogue.fr/nos-enfants-sont-ils-reellement-plus-hyper-quelque-chose-que-nous/?fbclid=IwAR2y1cQToXG1OL2XGWt1tVmKBPFgxyIJToXbqFEH_8oOk3s0GEMbnm1jTBM

3 questions concernant le cas Vincent Lambert

Autant le dire tout de suite, j’ai rarement de légitimité dans ce que je dis ou j’écris n’étant experte en rien et mon avis ayant peu d’intérêt (je le donne parce que ça ne coûte pas cher de dire ce qu’on pense, mais je n’oblige personne à le lire !), mais là dans ce domaine en particulier, j’ai encore moins de légitimité n’étant ni affectivement concernée ni médecin. Donc je vais faire court.

1) on parle d’interrompre le traitement (ou de le reprendre finalement) de Vincent Lambert. Or si j’ai bien compris, il est alimenté et hydraté par sonde, mais ce ne sont pas des médicaments qui sont perfusés pour le maintenir en vie, et les fonctions vitales de son corps fonctionnent sans machine.

Donc si on est d’accord que l’eau et la nourriture de sont pas des médicaments, on est d’accord il n’a pas de traitement qui le maintient en vie, et donc pas de traitement à interrompre?

2) on dit qu’il a un encéphalogramme plat. Mais il mange, dort la nuit, est éveillé le jour, pleure, rit etc. Pour moi l’encéphalogramme plat, c’est comme dans Réparer les Vivants : il ne se passe vraiment plus rien. Je ne dis pas qu’en l’espèce c’est super, mais je pose la question brutalement : est-ce que Vincent Lambert a un encéphalogramme plat? Est-ce que quand il voit sa fille grandir, il n’a pas de joie qui le remplit, et l’envie de continuer à la voir grandir le plus longtemps possible?

3) ces 2 premières questions m’amènent à la troisième (qui n’est pas très originale) : qui sommes-nous pour décider de ne plus donner à manger et à boire à notre prochain?